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Permanent baiting (ou appâtage permanent) : interdit

Le permanent baiting (ou appâtage permanent) est le fait de maintenir en place de façon illimitée des appâts rodonticides à base d’anticoagulants. Cette technique, largement répandue, a pour but de prévenir les infestations de rongeurs et de permettre une surveillance des sites à risque. Elle est désormais interdite en France et les anticoagulants ne peuvent être utilisés qu’en traitement curatif.

 

Permanent baiting (ou appâtage permanent), restreint au niveau européen

L’ECHA (Agence européenne des produits chimiques) évalue et réglemente les biocides au sein de l’Union européenne. Les substances actives rodonticides à base d’anticoagulants (dites AVK ou anti vitamine K) sont évaluées de façon périodique.

Les traitements préventifs ont été limités au niveau européen dès 2017 (règlements d’exécution 2017/1376 à 2017/1383 de la Commission du 25 juillet 2017) :

  • les traitements semi-permanents sont désormais interdits avec tous les AVK[1]
  • 2 substances sont autorisées pour les traitements permanents : le Difénacoum et la Bromadiolone

Le traitement permanent est autorisé uniquement pour les professionnels formés. Il se limite aux sites présentant un risque élevé de réinfestation lorsqu’il est avéré que les autres méthodes de lutte ne suffisent pas.

Le permanent baiting (ou appâtage permanent) est le fait de maintenir en place de façon illimitée des appâts rodonticides à base d’anticoagulants. Cette technique, largement répandue, a pour but de prévenir les infestations de rongeurs et de permettre une surveillance des sites à risque. Elle est désormais interdite en France et les

Permanent baiting (ou appâtage permanent), interdit en France

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) délivre les Autorisations de mise sur le marché (AMM) des produits biocides sur le marché national.

Les AMM ont force de loi. Elles stipulent les conditions d’utilisation du produit. Celles-ci se retrouvent sur l’étiquette. Les indications de l’étiquette doivent donc être obligatoirement respectées : c’est la loi.

À la suite du renouvellement des substances actives rodonticides, la France a durci le cadre réglementaire européen et a interdit toutes les substances AVK pour les traitements permanents et semi-permanents (les traitements semi-permanents, également appelés pulsés, ne sont pas pratiqués en France).

Si le professionnel utilise cette pratique, il encourt les peines explicitées dans l’article .

 

Conséquences

Les traitements permanents et semi-permanents sont strictement interdits en France.

Il est possible d’utiliser un anticoagulant pour un traitement curatif uniquement s’il y a une présence avérée de rongeurs. Cela signifie 3 choses :

  • il doit y avoir des rongeurs
  • l’applicateur doit les avoir observés
  • et un document doit démontrer leur présence.

Au bout de 35 jours, pour continuer à traiter, il est obligatoire de faire un diagnostic approfondi qui vise à :

  • montrer qu’il y a toujours des rongeurs
  • établir les raisons qui expliquent cette présence de rongeurs

En tout état de cause, dans le cadre de traitement prolongé (présence persistante de rongeurs), il y a lieu de suivre de façon attentive les instructions qui sont placées sur l’étiquette :

  • si les appâts sont consommés et qu’il y a toujours présence de rongeurs, cela peut être lié à des problèmes de résistance ou de quantité de produits.
  • si les appâts ne sont pas consommés, il faut s’interroger sur les raisons et trouver des solutions.

 

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[1] Warfarine, Chlorophacinone, Coumatétralyl, Difénacoum, Bromadiolone, Brodifacoum, Diféthialone, Flocoumafen