Le plan anti-dissémination de la dengue, du chikungunya et du Zika

L’objectif du plan anti-dissémination de la dengue et du chikungunya n’est pas d’éliminer le moustique tigre, celui-ci restant extrêmement invasif. Une fois installé dans une zone, il semble que l’arrêt de sa progression paraisse impossible. Ce plan a pour objectif de protéger les citoyens contre la transmission de ces maladies. Depuis 2016, il inclut également la surveillance renforcée du virus Zika.

Quel est l’objectif du plan anti-dissémination de la dengue, du chikungunya et du Zika?

Il s’agit, avec ce plan, de savoir où se trouve Aedes albopictus (moustique tigre), en quelle densité et comment il est possible d’empêcher les épidémies. Rappelons qu’au niveau national, le chikungunya, la dengue et le Zika nécessitent une déclaration obligatoire de maladie.

 

Prévention des maladies vectorielles, une opportunité pour les sociétés 3D : Le plan anti-dissémination de la dengue

Dans le dispositif de la lutte anti vectorielle (LAV), l’Agence régionale de Santé (ARS) prescrit, les Conseils départementaux et les opérateurs publics de démoustication opèrent. Un nouveau cadre d’intervention pour la lutte contre les vecteurs est prévu et un projet de décret en Conseil d’État va certainement sortir début 2019 pour une application au 1er janvier 2020. Cette évolution du dispositif pourrait représenter une opportunité pour les sociétés 3D.

Le plan anti-dissémination de la dengue, du chikungunya et du Zika

En effet, dans les départements où historiquement la lutte anti vectorielle est prise en charge par des opérateurs publics de démoustication, il y aura probablement des conventions entre les ARS (agences régionales de santé) et ces opérateurs. Sur la totalité des départements concernés (50), certains n’ont pas d’opérateurs et les ARS (agences régionales de santé) devront pour mettre en place la lutte anti vectorielle et la surveillance, de publier des marchés. Un cahier des charges, élaboré au niveau du ministère, précisera quelles sociétés pourront répondre à ces appels d’offres.

Cahier des charges pour les appels d’offres pour le plan anti-dissémination de la dengue

Dans le cahier des charges pour répondre aux appels d’offres pour mettre en place la lutte antivectorielle et la surveillance, les critères suivants devraient très probablement apparaître.

La lutte anti vectorielle suppose un travail d’entomologiste. Cela suggère qu’il faut, à la fois avoir la capacité de comprendre la biologie du moustique pour pouvoir lutter au mieux contre, et également d’encadrer des équipes sur le terrain. Les opérateurs devront savoir réaliser de la prospection domiciliaire et des calculs d’indices. Pour mener à bien la surveillance entomologique, ils devront savoir identifier le type de moustique qui leur sera signalé. Ils devront avoir des capacités d’intervention suffisantes pour la LAV (lutte anti vectorielle) sur plusieurs sites, et du matériel de traitement ULV autoporté ou porté à dos d’homme et être en capacité d’évaluer les traitements effectués. Renseigner l’application nationale SI-LAV fera également partie des obligations administratives.

 

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